Un phénomène discret mais aux conséquences mondiales occupe les métrologues cette année : la Terre tourne plus vite qu’à aucun moment depuis le début des mesures par horloge atomique. Une accélération suffisamment nette pour que les autorités internationales du temps envisagent, pour la première fois de l’histoire, de retirer une seconde à nos horloges plutôt que d’en ajouter.
Des journées mesurées plus courtes que jamais
Depuis 2020, plusieurs des journées les plus courtes jamais enregistrées à l’ère des horloges atomiques ont été observées, certaines écourtées de près d’une milliseconde par rapport aux 24 heures théoriques. L’écart paraît infime, mais additionné jour après jour, il suffit à dérégler la correspondance entre le temps atomique, parfaitement stable, et le temps réellement mesuré par la rotation de la planète.
Le phénomène n’est pas nouveau dans son principe : depuis un demi-siècle, des mouvements profonds dans le noyau terrestre poussent la rotation à accélérer légèrement. Ce qui change, c’est qu’un autre effet qui masquait jusque-là cette accélération commence lui aussi à s’inverser.
Le rôle inattendu de la fonte des glaces
Depuis les années 1990, la fonte des glaces polaires déplaçait une partie de la masse de la Terre depuis les pôles vers l’équateur, un mouvement qui, comme un patineur qui écarte les bras, ralentit mécaniquement la rotation de la planète. Cet effet compensait en grande partie l’accélération venue du noyau. Selon les services internationaux de référence de rotation terrestre, sans cette compensation liée au climat, une seconde intercalaire négative aurait déjà été nécessaire dès 2026, plusieurs années avant l’échéance aujourd’hui envisagée.
Cette bascule illustre à quel point des sujets a priori éloignés, le climat et la mesure du temps, restent en réalité intimement liés à l’échelle planétaire.
Une décision qui se prépare au niveau mondial
Face à ce risque inédit, les autorités internationales n’ont pas attendu. Les services de rotation terrestre ont déjà officiellement annoncé qu’aucune seconde intercalaire ne serait ajoutée fin décembre 2026. Mais le vrai tournant se prépare en octobre 2026, lors de la Conférence générale des poids et mesures, où les représentants des pays membres doivent se prononcer sur une réforme plus large : remplacer le système de la seconde intercalaire, en vigueur depuis plus de cinquante ans, par une correction moins fréquente, de l’ordre de l’heure, applicable à partir de 2027.
L’enjeu dépasse la seule curiosité scientifique. Une correction négative n’a jamais été testée sur les systèmes informatiques mondiaux, des serveurs financiers aux réseaux de télécommunication, qui ont été conçus pour absorber l’ajout d’une seconde, jamais son retrait. Ce débat technique s’inscrit dans un agenda international plus large de coordination entre États, à l’image des discussions menées lors de l’Assemblée générale de l’ONU 2026.
Pourquoi ce sujet dépasse les astronomes
- Une accélération de la rotation terrestre observée depuis 2020, du jamais-vu à l’ère atomique.
- Un lien direct entre fonte des glaces polaires et vitesse de rotation de la planète.
- Un vote international prévu en octobre 2026 pour réformer la gestion du temps légal.
- Un risque informatique inédit, aucun système mondial n’ayant jamais géré de seconde intercalaire négative.
Ce n’est pas la première fois que la précision du temps international croise l’exploration scientifique du ciel : les missions récentes, du rover lunaire autonome Alta Luna à la découverte par Hubble d’un mystérieux décagone au pôle sud de Saturne, rappellent combien la mesure fine du temps et de l’espace reste un enjeu de coopération mondiale.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une seconde intercalaire négative ?
C’est le retrait d’une seconde aux horloges légales mondiales pour compenser une Terre qui tourne plus vite que la normale, l’inverse de l’ajout habituel pratiqué depuis les années 1970.
Pourquoi la fonte des glaces influence-t-elle la rotation de la Terre ?
En déplaçant de la masse des pôles vers l’équateur, la fonte des glaces éloigne la matière de l’axe de rotation, ce qui ralentit mécaniquement la planète, un peu comme un patineur qui écarte les bras pour tourner moins vite.
Une seconde intercalaire négative sera-t-elle appliquée en 2026 ?
Non : les autorités ont déjà écarté cette option pour fin 2026. La décision sur une réforme plus large du temps légal doit être prise en octobre 2026, pour une application envisagée à partir de 2027.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



