Baskets aux pieds dès l’aube, parcs urbains transformés en salles de sport à ciel ouvert, groupes de coureurs qui se donnent rendez-vous après le travail : le running s’est imposé comme la pratique sportive la plus dynamique de la décennie en France. Selon l’Observatoire du Running 2026, le pays comptait 13,2 millions de coureurs cette année, contre 12,4 millions en 2024-2025 et 11,9 millions en 2023 : un gain d’un million de pratiquants en cinq ans. Au-delà du chiffre, c’est la façon de courir — et les raisons de le faire — qui a profondément changé.
Une pratique qui s’ancre dans le quotidien
Le running n’est plus une activité occasionnelle : 64 % des coureurs déclarent courir au moins une fois par semaine, un niveau de régularité proche de celui d’un abonnement en club. Cette assiduité s’inscrit dans un mouvement plus large : selon le baromètre national de la pratique sportive relayé par les spécialistes des politiques sportives, 61 % des Français de 15 ans et plus pratiquent une activité physique régulière, un record. Contrairement à d’autres pays européens où la salle de fitness domine, la France conserve un fort attachement au club et à la pratique de plein air, ce qui profite directement à la course à pied, accessible sans adhésion ni équipement coûteux.
Un profil qui rajeunit et se féminise
La sociologie du coureur évolue nettement. Parmi les nouveaux pratiquants arrivés depuis moins de deux ans, 44 % ont moins de 24 ans. Le phénomène touche aussi des disciplines plus exigeantes : en trail, la part des moins de 35 ans atteint désormais 41 %, contre seulement 30 % dix ans plus tôt. Côté féminisation, la part des femmes inscrites en compétition est passée de 28 % à 37 % en dix ans. Cette diversification du public s’accompagne d’une diversification des motivations : le bien-être arrive en tête (55 %), suivi de la santé (50 %), du plaisir (42 %) et de la compétition (39 %) — preuve que courir répond à des besoins très différents selon les profils, loin de la seule logique de performance.
Applications, coaching par IA et course connectée
La révolution est aussi numérique. 62 % des coureurs suivent désormais un programme d’entraînement structuré et 41 % utilisent une application de suivi. Signe des temps, 38 % des néo-pratiquants déclarent s’appuyer sur un outil d’intelligence artificielle pour construire leur plan d’entraînement ou analyser leurs performances. Cette digitalisation a aussi transformé le rapport à l’effort : la donnée (allure, fréquence cardiaque, dénivelé) devient un repère aussi important que la sensation, y compris pour des coureurs occasionnels qui n’avaient jamais mesuré leur activité auparavant.
Des courses toujours plus nombreuses, du trail au marathon urbain
Cette ferveur se lit aussi dans l’offre d’événements : la France a recensé 13 320 courses en 2025, réparties sur 5 730 manifestations distinctes, pour 4,1 millions de résultats enregistrés. Le trail tire particulièrement son épingle du jeu, avec un nombre de résultats qui a presque triplé en dix ans. Les organisateurs profitent d’un effet d’entraînement post-Jeux de Paris 2024 : l’engouement collectif pour le sport, visible chaque année lors d’opérations comme la Fête du Sport et Septembre Bouge, s’est prolongé au-delà de l’événement olympique lui-même.
- 13,2 millions de coureurs en France, +1 million en cinq ans
- 64 % courent au moins une fois par semaine
- 44 % des nouveaux coureurs ont moins de 24 ans
- 37 % de femmes en compétition, contre 28 % il y a dix ans
- 13 320 courses organisées en 2025
Une activité qui dépasse le seul geste sportif
Le running est devenu un marqueur de lifestyle autant qu’une pratique physique : groupes de coureurs urbains, rendez-vous entre collègues, défis partagés sur les réseaux — la dimension sociale compte désormais presque autant que la performance chronométrée. Cette bascule intéresse également le champ de la santé publique, puisque la régularité de la pratique (une sortie hebdomadaire ou plus) est précisément le seuil associé aux bénéfices cardiovasculaires les plus documentés. Les acteurs des loisirs et du tourisme sportif observent eux aussi la tendance, avec une multiplication des séjours associés à une course ou un trail.
Questions fréquentes
Faut-il un équipement coûteux pour commencer le running ?
Non : une paire de chaussures adaptée suffit pour débuter. C’est justement cette accessibilité, sans abonnement ni matériel complexe, qui explique une bonne partie de l’essor de la pratique en France.
Le coaching par intelligence artificielle remplace-t-il un entraîneur ?
Il s’agit surtout d’un complément : les applications d’IA aident à structurer un plan d’entraînement et à suivre sa progression, mais elles ne remplacent pas un avis médical ou un encadrement technique pour les objectifs ambitieux.
Pourquoi le trail progresse-t-il plus vite que le running classique ?
Le trail bénéficie d’un engouement pour la nature et les parcours variés, ainsi que d’un public qui rajeunit nettement : les moins de 35 ans y représentent désormais 41 % des pratiquants, contre 30 % dix ans plus tôt.
Sources
Marathons.fr — Observatoire du Running 2026
Décideurs du Sport — Eurobaromètre sport et activité physique 2026
Odoxa pour Winamax/RTL — Baromètre Sport, les Français et la course à pied
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



