La forêt amazonienne brésilienne respire un peu mieux. Selon les données satellite publiées par l’Institut national de recherches spatiales du Brésil (INPE), la déforestation a chuté de 37 % en un an, entre août 2025 et juillet 2026, pour atteindre son plus bas niveau depuis le début de ce type de relevés. Un chiffre qui tranche avec les années précédentes et qui interroge sur sa durabilité.
Un plus bas historique pour la surveillance satellite
Sur la période étudiée, 2 874 kilomètres carrés de forêt ont été déboisés dans l’Amazonie brésilienne, contre environ 4 500 km² un an plus tôt. Ce total est le plus faible enregistré par le système d’alerte DETER de l’INPE depuis sa mise en place, et se rapproche du niveau observé en 2012-2013. Les données officielles annuelles du système PRODES, qui portent sur la période close en juillet 2025, confirmaient déjà un repli de 11 %, à 5 796 km², un plancher inédit en onze ans.
Pourquoi cette baisse maintenant
Cette amélioration coïncide avec le retour de Luiz Inácio Lula da Silva à la présidence du Brésil, qui a fait de la lutte contre la déforestation illégale une priorité affichée, avec un objectif d’éradication d’ici 2030. Le renforcement des opérations de surveillance et de répression environnementale, ainsi que la pression internationale liée aux engagements climatiques du pays, sont cités par les observateurs comme des facteurs déterminants.
- Baisse de 37 % des alertes de déforestation (DETER) sur un an, à 2 874 km²
- Recul de 11 % des données officielles annuelles (PRODES), à 5 796 km²
- Plus bas niveau depuis le début des relevés satellite modernes
- Objectif affiché : éradication de la déforestation illégale d’ici 2030
Des gains encore jugés fragiles
Malgré ces résultats encourageants, plusieurs scientifiques appellent à la prudence. La reprise des activités agricoles, l’orpaillage illégal et la pression foncière restent des menaces structurelles pour le bassin amazonien, qui joue un rôle clé dans la régulation du climat mondial en stockant d’importantes quantités de carbone. Les résultats définitifs du système PRODES pour la période 2025-2026, attendus dans les prochains mois, permettront de confirmer si cette tendance se maintient.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte international marqué par une attention croissante portée aux enjeux de climat et d’écologie, alors que plusieurs institutions publient régulièrement des bilans sur l’état des grands écosystèmes mondiaux. Elle illustre aussi comment des politiques publiques ciblées peuvent infléchir des tendances installées depuis des décennies, un sujet suivi de près par la rubrique internationale et par les spécialistes de science et technologie qui exploitent ces données satellite.
Questions fréquentes
Quelle est la source de ces chiffres sur la déforestation en Amazonie ?
Les données proviennent de l’Institut national de recherches spatiales du Brésil (INPE), via ses deux systèmes de mesure : DETER, qui produit des alertes rapides basées sur l’imagerie satellite, et PRODES, qui établit chaque année le bilan officiel de référence.
La baisse de la déforestation concerne-t-elle tout le bassin amazonien ?
Les chiffres publiés portent sur la partie brésilienne de l’Amazonie, qui concentre l’essentiel de la forêt et de la déforestation observée à l’échelle du bassin. Les autres pays amazoniens (Pérou, Colombie, Bolivie notamment) disposent de leurs propres systèmes de suivi.
Cette tendance à la baisse va-t-elle se poursuivre ?
Rien n’est acquis : les scientifiques soulignent que les gains restent fragiles face à la pression agricole et à l’exploitation illégale, et attendent la confirmation des données PRODES complètes pour la période 2025-2026 avant de parler d’une tendance durable.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



