Droit et JusticeFrais bancaires de succession : la fin de la...

Frais bancaires de succession : la fin de la gratuité pour les petites successions

-

- Advertisment -spot_img

Longtemps, une poignée de successions modestes échappait totalement aux frais bancaires. Ce n’est plus le cas. Depuis une décision du Conseil constitutionnel rendue le 20 juin 2026, les frais bancaires de succession peuvent désormais être facturés à tous les héritiers, y compris pour les dossiers les plus simples. Un changement discret, mais qui concerne potentiellement des milliers de familles chaque mois.

Un plafond qui reste en vigueur

Le principe de fond, lui, ne bouge pas : depuis l’entrée en vigueur de la loi du 14 mai 2025 et de son décret d’application, les banques ne peuvent pas facturer ce qu’elles veulent pour traiter un dossier de succession. Le plafond est fixé à 1 % du montant total des avoirs détenus par le défunt dans l’établissement concerné (comptes courants et produits d’épargne), avec un montant maximal révisé chaque 1er janvier en fonction de l’inflation calculée par l’Insee. Il s’élevait à 850 euros à l’entrée en vigueur du dispositif ; il atteint 857 euros depuis le 1er janvier 2026. Ce calcul s’effectue banque par banque, et non sur l’ensemble du patrimoine transmis : un héritier avec des avoirs répartis dans trois établissements peut donc voir jusqu’à trois factures distinctes, chacune plafonnée séparément.

Trois cas de gratuité supprimés

C’est sur un autre point que la situation évolue nettement. Le dispositif initial prévoyait trois exonérations totales : les successions de mineurs, les « petites successions » inférieures à 5 965 euros, et les successions dites « simples ». Saisi par la Caisse d’Épargne Grand Est Europe, le Conseil constitutionnel a jugé ces gratuités obligatoires contraires à la Constitution. Sa décision, publiée le 20 juin 2026, les a purement et simplement supprimées.

  • Les successions de mineurs ne sont plus automatiquement gratuites
  • Les petites successions (moins de 5 965 euros) redeviennent facturables
  • Les successions dites « simples » perdent leur protection

Seul le plafond de 1 %, limité à 857 euros par banque, continue donc de protéger les héritiers d’une facture disproportionnée. Concrètement, une banque peut désormais adresser une facture, même minime, là où le dossier aurait été traité gratuitement quelques mois plus tôt.

Ce que cela change pour les héritiers

Pour les familles concernées, la vigilance porte désormais sur deux points : vérifier que le montant facturé respecte bien le plafond légal, et ne pas confondre les frais bancaires avec les autres coûts d’une succession (notaire, fiscalité), qui obéissent à des règles distinctes. En cas de doute sur une facture, un courrier de contestation auprès du service client de la banque, puis, si besoin, une saisine du médiateur bancaire, restent les recours à disposition. Nos lecteurs qui suivent les évolutions de la fiscalité de l’épargne retrouveront d’autres analyses dans notre rubrique Finance et Argent, tandis que les questions liées aux pratiques commerciales des banques sont régulièrement abordées dans notre rubrique Entreprise et Business.

Une clarification plus qu’un durcissement

Les associations de consommateurs regrettent la disparition des cas de gratuité, tandis que les établissements bancaires soulignent que le plafond de 857 euros demeure une protection réelle par rapport à la situation antérieure à 2025, où aucun encadrement légal n’existait. D’autres décisions juridiques touchant le quotidien des ménages sont à suivre dans notre rubrique Droit et Justice.

Questions fréquentes

Le plafond de 857 euros s’applique-t-il à toutes les banques du défunt ?

Oui, mais séparément pour chacune. Le plafond de 1 %, limité à 857 euros, se calcule établissement par établissement et non sur l’ensemble du patrimoine transmis.

Une succession de moins de 5 965 euros est-elle encore gratuite ?

Non. Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 20 juin 2026, cette exonération automatique a été supprimée : la banque peut facturer des frais, dans la limite du plafond légal.

Que faire si les frais facturés dépassent le plafond légal ?

Il est possible de contester le montant auprès du service client de la banque, puis de saisir le médiateur bancaire si le désaccord persiste.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Nadia Lambert
Nadia Lambert
Signature éditoriale de la rédaction de pacepress.org — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Latest news

Bouillons parisiens : le nouveau visage de la gastronomie accessible en 2026

Alors que la restauration traditionnelle traverse une passe difficile, le concept de bouillon connaît un essor spectaculaire, illustré par l'ouverture du plus grand bouillon de France à Boulogne-Billancourt.

Emploi des jeunes diplômés : pourquoi le taux d’insertion recule

76% des jeunes diplômés sont en poste moins de six mois après l'obtention de leur diplôme, contre 80,2% l'an dernier : chiffres et explications d'un marché du travail plus sélectif.

Sport professionnel : ce que change la nouvelle loi sur la gouvernance et les finances

Gouvernance des clubs, agents sportifs encadrés, égalité femmes-hommes, piratage sanctionné : la nouvelle loi sur le sport professionnel change la donne. On décrypte ce qui change concrètement.

Sophie Adenot, première Française à marcher dans l’espace : récit d’une mission historique

Le 18 août 2026, Sophie Adenot est devenue la première femme française à sortir dans l'espace. Retour sur ses deux sorties extravéhiculaires et l'antenne qu'elle a réparée à bord de l'ISS.
- Advertisement -spot_imgspot_img

Fraude bancaire : la manipulation des clients grimpe à 40 % des pertes en France

Selon l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, la fraude par manipulation (faux conseillers, faux SMS) explose et représente désormais 40 % de la fraude bancaire en France.

Déforestation en Amazonie brésilienne : un recul historique confirmé par les données satellite

La déforestation en Amazonie brésilienne a chuté de 37 % en un an selon l'INPE, son plus bas niveau depuis le début des relevés satellite.

Must read

Bouillons parisiens : le nouveau visage de la gastronomie accessible en 2026

Alors que la restauration traditionnelle traverse une passe difficile, le concept de bouillon connaît un essor spectaculaire, illustré par l'ouverture du plus grand bouillon de France à Boulogne-Billancourt.

Emploi des jeunes diplômés : pourquoi le taux d’insertion recule

76% des jeunes diplômés sont en poste moins de six mois après l'obtention de leur diplôme, contre 80,2% l'an dernier : chiffres et explications d'un marché du travail plus sélectif.
- Advertisement -spot_imgspot_img

You might also likeRELATED
Recommended to you

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle