Depuis 2026, la fiscalité de l’épargne a changé pour de nombreux Français, sans que la mesure fasse forcément la une. La loi de financement de la sécurité sociale a entériné une hausse des prélèvements sociaux sur les revenus de placement, tandis que certains produits réglementés restent, eux, totalement épargnés. Voici ce qui augmente vraiment, ce qui ne bouge pas, et ce que cela change concrètement pour un épargnant ordinaire.
Une hausse actée, discrète mais réelle
Le mécanisme est technique mais l’effet est concret : la CSG sur les revenus de l’épargne est passée de 17,2 % à 18,6 %, soit 1,4 point de plus. Combinée à la part fixe de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu, la flat tax (PFU) qui s’applique à la plupart des produits financiers atteint désormais 31,4 %, contre 30 % auparavant. Certains contrats plus anciens conservent toutefois l’ancien taux de CSG à 9,2 %, ce qui leur permet de rester à un prélèvement global de 30 %.
Quels placements sont concernés
- Les contrats d’assurance-vie de moins de huit ans
- Le PEA retiré avant cinq ans de détention
- Les comptes-titres ordinaires
- Les plans d’épargne-logement (PEL) ouverts depuis 2018
Pour ces produits, chaque euro de gain rapporte donc mécaniquement un peu moins net qu’il y a encore un an, sans que le rendement affiché par la banque ou l’assureur ne change en apparence.
Les livrets réglementés, eux, ne bougent pas
À l’inverse, les livrets d’épargne réglementée restent totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux : Livret A, LDDS, LEP et Livret Jeune. C’est d’ailleurs sur le Livret A, dont le taux a été ramené à 1,7 % au 1er août 2026, que continue de se porter une bonne partie de l’épargne de précaution des ménages, précisément parce qu’il échappe à cette fiscalité en hausse.
Ce que cela change concrètement
Pour un épargnant qui détient une assurance-vie ou un compte-titres, la hausse de 1,4 point ampute légèrement le rendement net de ses gains lors d’un rachat ou d’une cession. Sur un placement rapportant plusieurs centaines d’euros d’intérêts ou de plus-values dans l’année, la différence reste mesurée en valeur absolue, mais elle s’ajoute à un contexte où la réglementation bancaire européenne se durcit également sur d’autres aspects de la gestion de l’épargne et des comptes des particuliers.
Une vigilance à conserver au quotidien
Dans ce climat de changements fiscaux et réglementaires, les particuliers restent aussi la cible de tentatives d’escroquerie profitant de la confusion. Les autorités rappellent régulièrement l’importance de vérifier l’origine de tout message évoquant un remboursement ou une régularisation fiscale : la fraude bancaire reste un risque bien réel, notamment via des techniques de manipulation des clients par téléphone ou SMS.
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Questions fréquentes
Le taux de 31,4 % s’applique-t-il à tous les placements ?
Non. Il concerne l’assurance-vie de moins de huit ans, le PEA retiré avant cinq ans, les comptes-titres et les PEL ouverts depuis 2018. Les livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS ou le LEP restent totalement exonérés.
Pourquoi la CSG sur l’épargne a-t-elle augmenté ?
La hausse de 1,4 point découle de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui a relevé la part sociale de la fiscalité sur les revenus du capital de 17,2 % à 18,6 %.
Faut-il retirer son argent des produits désormais plus taxés ?
Pas nécessairement : la fiscalité n’est qu’un critère parmi d’autres (horizon de placement, niveau de risque, besoin de liquidité). Elle mérite toutefois d’être prise en compte au moment d’arbitrer entre plusieurs supports.
Sources
- Ministère de l’Économie — Épargne réglementée, taux au 1er août 2026
- MoneyVox — Fiscalité de l’épargne, les impôts 2026 sur les placements
- Cabinet Kohen Avocats — Le PFU à 31,4 % appliqué aux placements
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



