Pour les salariés comme pour les indépendants, le plan d’épargne retraite (PER) reste l’un des outils préférés pour réduire sa facture fiscale tout en préparant l’avenir. Mais les règles du jeu viennent de bouger : le plafond de déduction, le mode de calcul et même la durée de report des sommes non utilisées évoluent, avec des conséquences concrètes sur le montant que chacun peut verser et déduire de ses revenus.
Un plafond calculé sur le salaire de l’année précédente
Pour un salarié ou un fonctionnaire qui effectue des versements volontaires sur son PER, le plafond de déduction correspond à 10 % des revenus professionnels, dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) de l’année précédente. Le PASS 2026 s’élève à 48 060 €, mais c’est bien celui de 2025 (47 100 €) qui sert de référence pour ce calcul.
Concrètement, cela fixe le plafond maximum de déduction à 37 680 € pour 2026, avec un plancher minimum de 4 710 € pour les épargnants aux revenus modestes ou sans activité l’année précédente.
Un régime plus favorable pour les indépendants
Les travailleurs non salariés (TNS) bénéficient d’un calcul plus avantageux, cumulant 10 % du bénéfice imposable jusqu’à huit PASS, puis 15 % supplémentaires sur la tranche comprise entre un et huit PASS. Résultat : le plafond de déduction peut atteindre 88 911 € en 2026 pour les indépendants les mieux rémunérés.
- Plafond salarié 2026 : de 4 710 € à 37 680 €
- Plafond TNS 2026 : jusqu’à 88 911 €
- Report des plafonds non utilisés : porté de 3 à 5 ans
- Versements après 70 ans : plus déductibles depuis le 1er janvier 2026
Un report allongé, mais une fenêtre qui se ferme à 70 ans
Autre changement notable : les plafonds de déduction non utilisés une année donnée pouvaient jusqu’ici être reportés sur les trois années suivantes. À compter de 2026, cette durée passe à cinq ans, ce qui laisse davantage de latitude aux épargnants pour rattraper leur retard de versements les années où leurs revenus le permettent.
En contrepartie, les versements volontaires effectués après 70 ans ne peuvent plus être déduits du revenu imposable, une évolution qui incite à anticiper ses versements avant cet âge pour continuer à bénéficier de l’avantage fiscal. Les couples mariés ou pacsés peuvent par ailleurs mutualiser leurs plafonds respectifs en cochant la case 6QR de leur déclaration de revenus.
Ces ajustements s’inscrivent dans une actualité finance chargée pour les épargnants, entre évolution des taux et nouvelles règles fiscales, un sujet à suivre de près dans nos rubriques entreprise et gestion de patrimoine.
Questions fréquentes
Comment est calculé le plafond de déduction PER pour un salarié en 2026 ?
Il correspond à 10 % des revenus professionnels de l’année, dans la limite de huit fois le PASS 2025 (47 100 €), soit un maximum de 37 680 € et un minimum de 4 710 €.
Le plafond est-il différent pour les travailleurs non salariés ?
Oui, les TNS cumulent 10 % du bénéfice jusqu’à huit PASS et 15 % supplémentaires sur la tranche entre un et huit PASS, ce qui porte leur plafond jusqu’à 88 911 € en 2026.
Peut-on encore déduire ses versements PER après 70 ans ?
Non, depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, contrairement aux règles antérieures.
Sources
Linxea
AGIPI
Meilleurtaux Placement
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



