Le constat revient dans toutes les études récentes : les Français n’ont jamais autant pratiqué d’activité physique. Selon le 15e Baromètre Sport-Santé publié début février par la FFEPGV et Ipsos BVA, 72 % de la population déclare une pratique sportive régulière, avec un temps moyen consacré au sport qui a doublé en dix ans. Une dynamique portée en tête de file par un sport en particulier : la course à pied.
Le running, fer de lance de cette dynamique
D’après une étude menée par SportsShoes auprès de 3 000 Français, 23 % des Français courent au moins une fois par mois, et 22 % d’entre eux pratiquent régulièrement le trail. Le budget moyen consacré à cette pratique atteint 822 euros par an, réparti entre les chaussures (158 €), les vêtements techniques (95 €) et les objets connectés comme les montres GPS (85 €). Sans surprise, Nice arrive en tête des villes où l’on court le plus, avec 32 % de pratiquants réguliers, devant Strasbourg, Paris et Marseille.
La génération Z, moteur de la pratique
Ce sont surtout les plus jeunes qui tirent la pratique vers le haut : chez les 14-29 ans, 31 % courent régulièrement, contre 23 % en moyenne nationale. Cette génération se distingue aussi par un usage inédit du numérique dans l’entraînement : 28 % des coureurs de la génération Z utilisent une intelligence artificielle conversationnelle comme outil d’entraînement, contre seulement 8 % en moyenne. Un chiffre révèle toutefois une fragilité : 78 % des jeunes coureurs disent ne pas se sentir totalement en sécurité lorsqu’ils courent, un enjeu que les villes candidates au titre de « ville qui court » devront intégrer dans leurs aménagements.
Le sport, pilier reconnu du bien-être mental
Au-delà des chiffres de pratique, c’est la perception du sport qui évolue en profondeur. Le baromètre FFEPGV-Ipsos BVA souligne que 90 % des Français reconnaissent aujourd’hui un impact positif de l’activité physique sur le bien-être mental, loin devant la seule performance physique. Autre signal fort : 79 % des personnes interrogées se disent prêtes à pratiquer davantage si un médecin le leur recommandait pour leur santé physique, et 74 % feraient de même pour leur santé mentale. Une bascule progressive vers le sport perçu comme un outil de prévention, plus que comme une contrainte esthétique.
Une pratique qui se construit sur la durée
Cette progression ne date pas d’hier : les données Ipsos montrent une hausse de 17 points en douze ans du taux de pratique sportive des Français, avec une accélération notable après les Jeux Olympiques de Paris 2024, qui ont donné à 27 % des sondés l’envie de bouger davantage. Reste que 29 % des Français ne pratiquent toujours aucune activité, un chiffre qui interroge sur l’accès au sport, notamment pour les enfants : près de 3 parents sur 10 déclarent ne pas avoir trouvé de place en club pour les leurs. De quoi nourrir la réflexion sur l’offre sportive locale, qu’il s’agisse d’infrastructures de santé et médecine, de nouvelles pratiques à découvrir côté lifestyle et société ou d’idées d’escapades sportives en voyage et tourisme.
Questions fréquentes
Quelle part des Français pratique une activité physique régulière ?
Selon le 15e Baromètre Sport-Santé FFEPGV-Ipsos BVA (février 2026), 72 % des Français déclarent une pratique sportive régulière, avec un temps moyen de plus de 4 heures par semaine.
Combien de Français courent régulièrement ?
Une étude SportsShoes menée auprès de 3 000 Français indique que 23 % d’entre eux courent au moins une fois par mois, et 22 % des coureurs pratiquent le trail.
Le sport est-il perçu comme bénéfique pour la santé mentale ?
Oui : 90 % des Français reconnaissent un impact positif de l’activité physique sur leur bien-être mental, selon le baromètre FFEPGV-Ipsos BVA.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



